Application de la psychométrie aux recherches archéologiques -- Étude d'un objet énigmatique trouvé dans le Var en 1910

Extrait du Bulletin de la Société d'études scientifiques et archéologiques de Draguignan, t. XXXIII, 1921, pp. 41-60.

Article de Jean Gattefossé

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Version texte

 

Nous avons montré précédemment, par une courte note (1), que la psychométrie peut donner d'utiles indications dans le cas de l'étude de vestiges archéologiques quelconques.

En ce qui concerne plus particulièrement la préhistoire, nous avons pensé que ces indications pouvaient devenir précieuses et prendre une réelle valeur de document scientifique dans le cas de l'examen d'objets énigmatiques, c'est-à-dire dont la destination primitive reste inconnue ou hypothétique.

En effet, si cette destination est révélée, la preuve de l'efficacité de la méthode est facile à faire par simple reconstitution ou contrôle.

Nous croyons qu'il sera nécessaire de faire de nombreuses expériences, en s’entourant du maximum de garanties, pour fixer la valeur scientifique de cette méthode d'investigation dans le passé, qui peut paraître, a priori, difficilement acceptable.
Bien que les connaissances modernes sur les phénomènes de sensibilité des personnes en état de somnambulisme provoqué ou hypnose soient encore bien imprécises et les hypothèses explicatives parfois discutables, il convient, pensons-nous, de ne pas négliger l'étude du procédé.

Les expériences montrent avec évidence que les objets quel que soit leur âge, conservent une sorte de. mémoire des événements qui se sont déroulés autour d'eux et il serait puéril de nier les faits parce qu'on ne peut pas encore les expliquer.

Il est même probable que si les faits psychométriques nous étonnent actuellement c'est que les peuples se civilisant ont perdu l'habitude de les utiliser ; c’est à peine si dans l'Inde quelques fakirs psychomètres intéressent encore le voyageur européen.

R. M. Gattefossé a fait récemment des observations sur les galets coloriés du Mas d'Azil qui montrent que la psychométrie était autrefois utilisée couramment par les peuples primitifs et que cette faculté humaine se serait émoussée et aurait disparu petit à petit avec l'invention de l'écriture phonétique. Mais les propriétés de la matière sur lesquelles reposent les faits psychométriques ne sauraient avoir cessé d'exister.

On sait qu’en général les peuples américains préhistoriques retenaient leur histoire non pas seulement grâce à leur mémoire qui eût été prodigieuse, mais surtout par des moyens que l'on a qualifiés de « mnémotechniques » et qui sont en réalité £es applications de la psychométrie.

Leurs quipos de fils, de cordes, leurs colliers et chapelets, parfois leurs assemblages de petites pierres coloriées ou non étaient de véritables « livres » que chacun pouvait lire grâce à la psychométrie (2).

On se rend difficilement compte comment des cailloux peuvent constituer des textes compliqués qui doivent pouvoir être lus par tout le monde, puisqu'il s’agit d'archives légendaires, historiques ou religieuses. Une étude approfondie de cette question et, croyons-nous, l'étude psychométrique de quelques-uns de ces quipos ou de ces cailloux coloriés antiques amènerait certainement à constater l'inclusion d'idées, de récits dans ces objets inerte.

Il paraîtra évident à tous que ces objets auraient pu servir de points de repère mnémotechniques à un seul individu, mais que cela devient impossible dans le cas d'objets représentant des annales et devant être interprétés par tous.

Nous ne voulons pas nous étendre sur la recherche d’hypothèses susceptibles de satisfaire notre esprit quant à la possibilité de cette inclusion d'idées dans des objets ; beaucoup peuvent être formulées •t bien des lois qui servent d'assises à la science moderne reposent sur des faits moins précis, moins facilement contrôlables.

Avant que le temps soit venu de discuter ces hypothèses, voici une série d'expériences faites sur un même objet. En observateur consciencieux et sans parti-pris, sans faire appel aux théories des philosophes d'aucune école, nous avons pris des notes et nous les donnons ici in-extenso.

Étude de l’objet avant toute expérience de psychométrie

Nous avons essayé d’abord de pousser aussi loin que possible l'étude de cet objet énigmatique pour bien montrer la fragilité des hypothèses formulables.
Un croquis étant toujours plus utile qu'une description, nous avons dessiné l’objet de face, de revers et de profil à la chambre claire et avec l’aide de photographies grandeur naturelle. Le croquis suivant est donc la représentation fidèle de l'original.

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Découverte. — Cet objet est un fossile, portant des entailles et des retouches très visibles qui contribuent à accentuer son aspect curieux, au premier examen on est tenté d’y voir la représentation sculpturale d’une tète casquée.

Il a été découvert à Lorgues (Var) en 1912 par MM. A. Barbier (de la Société préhistorique française), Lombard et Jean Gattefossé, au cours d'une promenade à Y oppidum de St-Ferréol. Il se trouvait sur le sol, au pied de la colline, au bord du ruisseau connu sous le nom de Re (ou Réal) de Calamar, non loin du « Temple de la Cabre d’Or ». M A. Barbier Га conservé depuis dans sa collection.

L’étude de ce curieux fossile aurait été faite plus tôt si la guerre n’était arrivée, suspendant toute recherche scientifique ; M. Barbier pour ne citer que lui, a du subir une longue et déprimante captivité en Allemagne.

Il avait pu, cependant, le communiquer à M. Ch. Cotte, de Pertuis, qui avait bien voulu en confier la détermination, au point de vue paléontologique, à M. Savornin, chef de travaux de géologie à la Faculté des sciences d’Alger. C’est au cours de ce voyage qu’un fragment, correspondant d'un des « crochets » s’est détaché et a été perdu.

Des moulages avaient été tentés, sans succès, à Pertuis par M. Cartier, sculpteur de talent, et par M. Cotte.
C’est en 1919 seulement que M. Barbier nous a remis cet objet si intéressant pour l’étudier plus complètement.

Ajoutons que diverses hypothèses avaient été émises, sur le seul aspect du fossile :

M. A. Barbier voyait surtout la représentation par sculpture d’une divinité quelconque, coiffée d’un casque.

M. Lombard avait émis l’idée que le dessin formé de traits profonds et allongés pouvait bien représenter les parties externes des organes génitaux féminins et que le dessin opposé pouvait être considéré comme un phallus. Nous nous étions provisoirement rangé à cette opinion, suivi plus tard par M. Barbier.

M. Cotte avait noté cet aspect « génésique » de l'objet, mais les retouches étaient dues selon lui à un outil de métal. Nous ne voulions pas nous ranger à l'оріnіоn de M. Cotte avant d’avoir tenté quelques essais.

Etude du fossile

Paléontologie. — Il s’agit d'un moule interne, sans aucune trace de test, mais seulement des incrustations (dendrites) de fer.
Grâce à l'amabilité des professeurs de la Faculté des Sciences de Lyon, nous avons pu comparer ce fossile à de nombreuses pièces de collection, notamment à des moules internes du même genre.
Les moules internes ont, en général, subi un retrait considérable et ne possèdent plus forcément la forme primitive du fossile. Notre pièce fait heureusement exception, car elle appartient à un genre à test mince ; le moule interne est donc une reproduction assez fidèle du mollusque fossile.

Ce mollusque est un Isocardia ; nous ne pensions pas que l'оn puisse en indiquer l'espèce avec certitude lorsque nous avons reçu de M. A. Barbier une ancienne lettre de M. Cotte (lettre du 27 novembre 19î2) lui transmettant les résultats de l'analyse de M. Savornin de la Faculté des Sciences d'Alger.

M. Savornin précise que ce fossile est un Isocardia aquilina Coquatnl, signalé en premier lieu en Provence, mais surtout commun dans le sénonien d'Algérie. Nous remercions les auteurs de cette détermination, de la précision qu'ils nous permettent d'apporter ici, bien que le nom du genre seul puisse intervenir dans nos conclusions comme nous le verrons tout à l'heure.

Cette cardiidée est surtout caractérisée par le fait que les deux crochets, recourbés et très développés, qui simulent ici des cornes, si l'on admet une représentation sculpturale, sont dirigés en avant et ne se font pas vis-à-vis sur le même axe comme dans la plupart des bivalves équivalves analogues. Le corselet ou écusson est visible.

La lunule, plate-forme opposée à la charnière, parait soit avoir été très bombée chez cette espèce (la lunule forme plus généralement une dépression), soit avoir retenu une portion de la roche encaissante.

La roche en question est très dense (densité 2,7) et parait appartenir au jurassique supérieur ; mais le carbonate originel a été probablement silicifié progressivement au point que l’acide chlorhydrique ne donne plus qu’une faible effervescence.

L’espèce dont il s'agit et la nature de la roche constituante indiquent que ce fossile appartient au jurassique supérieur.
Il convient de noter que la colline de Saint-Ferréol, sauf au sommet et au Nord, appartient aux dernières couches du jurassique, partout représenté en majorité aux environs. Le fossile peut donc être d'origine locale et non importé.

Travail humain

Ce fossile a été taillé et poli. Si nous voulons y voir une télé humaine, pour simplifier la description, nous pouvons répartir les traces de ce travail de la façon suivante :

Face : la lunule du fossile parait avoir subi une usure profonde par grattage léger ; à la loupe on distingue des courbes formées de trois à cinq traits parallèles plus ou moins profonds, comme si l'outil d'usure avait agi à la manière d’une scie grattant transversalement, chaque dent traçant une ligne.

Le sens de ces courbes est divers, mais l'intention de dessiner des formes arrondies est nette ; un front et des yeux sont ainsi nettement indiqués. Au point N un grattage profond a délimité le « nec * de la physionomie que l'on peut voir dans cet objet ; ceci est très visible sur notre dessin de profil rigoureusement exact.

Revers : Sur le côté opposé, la charnière de l'écussion a été enlevée totalement sur son tiers supérieur et reste probablement à peu près intacte sur les deux autres tiers ; elle est accentuée par des grattages profonds à droite et à gauche sur les nymphes sur lesquelles s'insérerait le ligament et qui ont entièrement disparu.
Si nous admettons une tête humaine cela peut représenter une tresse de cheveux ; c'est également l'organe féminin supposé.

Profil : Sur le profil gauche, une entaille profonde, courbe et irrégulière, est visible еn E ; on n'y distingue pas nettement les grattages à lignes parallèles dont nous venons de parler et cette entaille a peut-être une origine antérieure à l’utilisation humaine.
Sur ce profil droit, aucune trace remarquable.

Sommet : Les deux crochets ont été soigneusement délimités par un grattage très fin à leur base et, entre eux, une surface de un centimètre de largeur environ a été soigneusement approfondie et polie# réunissant les dessins de la face et du revers.

Nature des grattages. Avant toute recherche à ce sujet noue possédions une note de M. Barbier confirmant les lettres de M. Cotte, dont l’une disait textuellement ceci : « L'opinion de diverses personnes est que les retouches sont faites avec un outil d'acier ».

Etait-il nécessaire que l’outil fut d'acier ? c'est ce qu’il nous était facile de vérifier par un essai de « dureté ».

En frottant la pierre légèrement avec un outil de fer celui-ci laisse une trace qui est détruite par une goutte d’acide chlorhydrique. Cet essai est trompeur, la dureté du fer étant très variable et en rapport avec sa teneur en carbone. L’acier proprement dit entame la pierre avec difficulté.

Si nous procédons avec ordre, avec les touches de l’échelle de dureté de Mohs, nous trouvons que notre objet doit être classé entre les duretés 0 et 6,5 ; or l’acier ne permet de rayer, sans s'user lui-même en proportion plus grande que l’objet attaqué, que jusqu’à la dureté 5.

Nos ancêtres pouvaient disposer d'outils de dureté supérieure à 6,5 ; par conséquent entailler avec facilité des minéraux plus durs que l'асіеr.

Le silex présente en général la dureté 7 ; nous avons noté dans notre essai des racloirs en silex résinoïde dont la dureté dépassait 8. Le quartz cristallin ou amorphe est de dureté 8 également. Enfin les gemmes telles que le béryl, l’émeraude, etc., dépassent le dureté 8 et le corindon sert de prototype pour la dureté 9 de l’échelle de Mohs.

Nous avons observé que l'usure au corindon naturel donne des traces analogues à celles qu’on relève sur l’objet étudié, c’est-à-dire plusieurs traits parallèles, larges et peu profonds ; les cristaux de corindon présentent en général des cannelures sur leurs arêtes qui tracent chacune un sillon, lorsqu’on gratte un corps plus tendre avec l’arête du cristal de corindon.

Les ouvriers préhistoriques ont-ils utilisé le corindon? Nous en sommes réduits ici aux hypothèses, mais il est très probable que le corindon fut utilisé de bonne heure.

Pour les peuples de l'antiquité historique il y a une presque certitude ; c'est ainsi que Escard (3) pense que le diamant désigné par Pline sous le nom de sidérite et qui a « l’éclat métallique du fer » est fort probablement une variété de corindon impur.

A. E. Barlow discute l'hypothèse qui nous intéresse avec quelques détails (4).

« Beaucoup d'auteurs, pour expliquer la délicatesse et la perfection des hiéroglyphes égyptiens gravés dans des pierres telles que le granité ou le basalte, admettent que le seul abrasif assez dur qu’aient pu employer ces anciens ouvriers est le corindon, c’est-à-dire l’émeri. Cette hypothèse est d’autant plus plausible que les anciens devaient connaître les gisements des îles très accessibles de l’archipel grec ».

« Les gemmes du corindon, surtout les rubis étaient très recherchées des anciens peuples non seulement pour leur beauté propre» mais aussi pour les propriétés curatives et magiques qu’on leur a toujours attribuées », Voir Aristote, Théophraste, Pline et dans la Bible : Exode XXIV et XXVIII ;Ezéch, 1, X, XXVIII; Apocal, XXI.

Les gisements de corindon de Naxos (Archipel) sont connus depuis l'antiquité la plus reculée, ceux des Indes également, Ceux de Nicaria, de Samos et d’Asie mineure ont peut-être été connus des Anciens.

Barlow ajoute : « on ne saura sans doute jamais clairement si les peuples aborigènes de l’Amérique du Nord se sont servi de corindon pour graver les curieux hiéroglyphes dont on trouve maintenant des vestiges si bien conservés sur certaines roches ».

Si nous éliminons le corindon opaque ou émeri, nous pouvons supposer que les gemmes avaient davantage attiré l'attention des populations préhistoriques. Toutes devaient être employées dans la proportion de leur abondance et non seulement les gemmes du corindon.

Si on admet la haute valeur de la civilisation néolithique qui, selon nous, a pu s'élever au degré de perfectionnement des Incas, des Toltèques, des Chichimèques et autres peuples américains qui ne connaissaient que la pierre et les métaux nobles, il est inutile d’insister. Si, au contraire, on la nie nous rappellerons que des peuplades sauvages utilisent les pierres précieuses.

C'est ainsi que certains indigènes de l'Amérique du Sud se percent le visage, les joues, les mâchoires, les oreilles et garnissent les cavités ainsi creusées avec des pierres de couleurs variées, du cristal de roche, de l'obsidienne, etc. Les femmes M’Brous du Haut-Oabanghi font traverser leur lèvre inférieure par des baguettes de cristal de roche, certaines Australiennes faisaient de même. Nous pouvons donc dire que des peuplades préhistoriques européennes, môme très « sauvages » avaient pu remarquer les pierres précieuses et apprendre, petit à petit, à utiliser les moins jolies comme abrasif.

Certains peuples ont pu remarquer la dureté des gemmes par suite de l’emploi que l'on faisait de ces pierres comme monnaies chez eux ou bien sur des espaces très étendus pour les échanges. Il n'y a pas bien longtemps encore les peuples de l’Amérique centrale rachetaient les prisonniers de guerre avec des gemmes brutes ou taillées, notamment des émeraudes. Hérodote prétend que les Ethiopiens de l'armée de Xerxès utilisaient aussi certaines gemmes comme monnaies.

Au temps des belles civilisations du Pérou et du Mexique les pierres précieuses étaient très appréciées et les conquistadores espagnols le savaient et les recherchèrent avidement, ce qui explique mais n'excuse pas leur sauvage barbarie ; à cette môme époque les demi-sauvages du Haut-Mexique utilisaient l'obsidienne pour y tailler leurs fétiches.

Mais nous devons penser que le corindon était surtout employé pour polir, graver, sculpter les autres pierres en général, en raison de sa grande dureté. Cette dureté est d’ailleurs la raison de l’absence totale d’objet sculpté, de tout bijou gravé en corindon. Rien n’aurait permis en effet de le tailler.

On se souvient encore de la stupéfaction causée dans le monde savant par les découvertes des vases, des bijoux, des armes de pierre de Tépoque néolithique d’Egypte.

J. de Morgan, Schweinfurt ont donné des descriptions d’objets en silex aux formes fines et élégantes, de bracelets monolithes très minces dont la facture étonne, mais ils n'ont pu donner aucune explication très satisfaisante de leur mode de fabrication.

D’après les recherches de Pétrie, Quibell, Amélineau, J. de Morgan ce mobilier complet de pierre dure date d'une civilisation antérieure' aux dynasties égyptiennes, cinq millénaires environ avant J. C. C'est la fin de la période atlante (réfugiée dans le Nord de l'Afrique à ce moment) et toute cette civilisation si homogène qui dura plusieurs millénaires n'avait pas été de trop pour arriver à une telle perfection artistique.

Mais peut-on trouver une autre explication à la fabrication de ce mobilier que l'emploi d’un minerai très dur tel que le corindon sous ses différentes formes f Les graffiti que l'on attribue à cette même époque rouge de l’Egypte se rencontrent sur toutes les roches quelle que soit leur dureté ; les artistes néolithiques possédaient donc un outil plus dur. Il serait facile de déterminer quelle était la dureté de cet outil, probablement 8,5 à 9 de l’échelle de Mohs.

Notons en passant que la presque universalité des gravures rupestres néolithiques nous oblige à indiquer la taille des pierres très dures (soit pour la construction, soit pour l’art) parmi les caractéristiques de la civilisation rouge primitive, comme nous avons déjà indiqué la représentation des insectes dans la bijouterie d'or.

L'existence, encore incertaine il est vrai, de mines d'émeraudes historiques se rapporterait davantage à l’industrie d'outils très durs pour la taille des armes, des objets mobiliers qu'à la recherche de gemmes brillantes pour la parure.

Pour en revenir à l'étude de notre objet énigmatique et conclure, rien ne peut nous obliger à prétendre que l'acier a été nécessaire pour produire les grattages et rien ne peut démontrer qu'ils n'ont pas été faits à l'aide de corindon, de gemme dure ou plus simplement encore de quartz ou de silex.

Aspect, génésique du fossile

Nous nous sommes demandé pourquoi l'un de nous, spontanément avait émis l’idée d'une représentation phallique et pourquoi chacun s’était rangé petit à petit à cet avis.

Nous avons constaté alors que la plupart des mollusques du groupe des cardiidées portaient, dans la nomenclature scientifique, des noms à signification ou à rappel plus ou moins érotique ;
Saxicaoa vaginoïdes, Venus turgidula, Cytherea sp., Astarte spt etc., etc.

Il est évident que chez le mollusque vivant certaines comparaisons sont faciles à faire et que ces noms ne font que les rappeler.

Dans l'antiquité ces comparaisons prenaient une plus grande importance pour le naturaliste qui y voyait un signe divin et croyait y trouver la clef des rapports avec les maux de l'humanité. C'est l'origine de la thérapeutique « des signatures ».

Le choix de dénominations érotiques pour ce groupe de mollusques est ainsi expliqué dans le Systema natura :

« Et ut intueatur in Veneris conchis ѵіѵіoa lecüs testatum nativa paria, determinatam Jiguram, calculas sinistras et dextras, zequales etl inæquales, vcquilateres vcl inæquilateres, interius dentatos Cardine inter Nates, intimas Umbonium tumenüum ; inferius A ni impressuram, anterius Vuloæ rimam, La biis Nymphisque connioentes, Hymene obteo-tam, Pube interdum cinctam ; harum Limbus exterior circumscribuar Marginв integerrimo, crenulato siee dentato ; superiore ante vuham, pobieriorepone anum ; exteriore natibus opposito ». S. N. XIIIp. 3022. Cardiidi. Conchy s in Fischer.

Pour les espèces fossiles il faut une imagination plus vive pour retrouver ces concordances ou « signes ».

Nos modestes connaissances ne nous permettaient pas de pousser plus loin nos investigations. Quelle hypothèse devait retenir davantage notre pensée après ces recherches ? Le problème restait entier : représentation d'une téte humaine t fétiche érotique à représentation phallique ? dans quel but ? pour quel usage ?

Expérience de psychométrie

Le psychomètre qui a bien voulu nous prêter son concours pour nos expériences est une dame âgée de Lyon, Mme P.....

Etant jeune elle a assisté à des expériences de spiritisme comme médium, mais fort peu de temps, car des crises violentes se produisaient chaque fois.

Elle passe à l’état lucide d’elle-mème en fixant pendant quelques instante un objet en cuivre ; elle manifeste d’abord une certaine fatigue nerveuse, sa voix change beaucoup.

Première expérience

Après une expérience sur un autre document et sans réveiller le psychomètre, nous déposons dans sa main l'objet énigmatique qui est ici étudié.
Voici, au cours de cette courte et peu intéressante expérience, les renseignements donnés par le psychomètre :

L'objet est resté immobile pendant un temps très long, mesurable par siècles ; il a été déposé « cérémonieusement, à la mort de quelqu’un dans la tombe, près du cadavre. Plus tard la tombe a été bouleversée par des événements brutaux : d'abord des pillards sont venus la visiter au cours d'une guerre, puis des éboulements l'ont remaniée plusieurs fois. Puis la pierre est restée inerte pendant de longs siècles au point où nous l'avons trouvée.

Le psychomètre décrit ensuite notre découverte et nos compagnons ; voit l'objet traverser la mer (lorsqu'il fut expédié à Alger), décrit un bureau-laboratoire (probablement celui de M. Savornin).

On voit que l’idée d'immobilité très longue a d’abord frappé le psychomètre ; mais il n'a pu dépasser l’époque où l’objet fut enfoui 4ans le sol, très probablement à cause de la fatigue qu'il éprouvait du fait de l’expérience précédente.

Deuxième expérience

Cette expérience ayant donné de meilleurs résultats, nous croyons devoir publier, in extenso, le dialogue qui s'établit entre l'expérimentateur et le psychomètre dès que ce dernier, endormi, eut l'objet en mains.

(E. pour l' « expérimentateur » (l’auteur de la présente note). P. pour le « psychomètre »)

P. Conservez cela précieusement ; ne vous en séparez jamais !
E. Pouvez-vous expliquer pourquoi ?
P. Cette pierre a fait beaucoup de mal, mais depuis si longtemps les mauvaises influences se sont épuisées, désormais elle peut faire beaucoup de bien.
Cette pierre a été trouvée par un de vos amis, elle vous a beaucoup étonné.    *
E. Oui, c'est cela. Mais, voyez avant !
P. Avant ? rien. Elle est immobile,
E. Remontez dans le temps, très vite, jusqu’à ce que vous puissiez voir quelque chose.
P. (mouvements nerveux prolongés ; attitude de frayeur). Oh I mais c'est très vieux. Je m'enfonce toujours dans le vieux, de plus en plus vieux. C'est terrible ! ce n'est pas un siècle, ce n'est pas deux siècles, c’est des centaines et des centaines de siècles que je parcours. Cela n’a plus d'âge !
E. Ne vous arrêtez que si vous voyez quelque chose.
P. (un temps d'arrêt ; environ deux minutes de silence). Elle a été travaillée cette pierre ; en plusieurs âges, deux fois.
E. Pourquoi, dans quel but ?
P. pour lui faire faire le mal caché. Elle a fait beaucoup, beaucoup de mal. (le psychomètre se tord les bras, comme en proie à un très profond désespoir).
E. Le mal caché ? Qu’entendez-vous par là ? Quelle sorte de mal ?
P. Je ne peux pas voir, c'est le mal caché qui a toujours existé.
E. La pierre a-t-elle servi à la guerre ? (hypothèse d’une arme f)
P. Non, elle n'a pas tué avec violence d'ailleurs.
E. Mais a- t-elle tué tout de même ?
P. Oui, indirectement.
E. Comment a-t-on travaillé cette pierre ?
P. Cela a duré très longtemps. On a beaucoup pensé en travaillant.
E. Est-ce avec un couteau en métal ?
P. (le psychomètre reste un moment sans répondre)
E. C'est bien avec un objet en métal !
P, Oh ! non, mais non ! c’est avec une pierre (rire prolongé...)
Une drôle de petite pierre, mais certainement une pierre quand même. Rien ne lui résiste !
(Geste de frotter d'un mouvement prolongé et répété, en appuyant très fort. Puis le psychomètre frappe à petits coups et frotte à nouveau en riant).
E. Voyez-vous la petite pierre ? Pouvez-vous la décrire ?
P. Il n'y en a plus comme cela, on ne s'en sert plus, on ne la connaît plus ici bas ! (le psychomètre fait ces réflexions comme s'il se parlait à lui-même). On pourrait en trouver encore, bien sûr... mais on ne sait plus.
E. Décrivez-là.
P. Elle était très dure (geste de frapper à petits coups, puis d’appuyer avec un outil. Pour nous cela ressemblait à la taille du silex comme nous l’imaginons. Le psychomètre accompagnait ses gestes de rires répétés ; cela paraissait l’amuser beaucoup).
Elle sort à tout. Elle est grosse et petite. Mais c’est vieux, c’est très vieux... Il faut conserver cette pierre, car elle peut faire du bien, vous protéger, il n’y a plus de mal en elle.
E. Essayez de voir les personnes qui ont fait ce travail.
P. (long silence). (Au bout d'une minute environ, gestes d’étonnement ; le psychomètre se tâte la figure avec des gestes fébriles et crie : C’est des sauvages ! j’ai peur...
E. N'ayez pas peur. Ce n'est pas possible ! vous n'êtes pas en pays lointain. La pierre provient d’une région très près d’ici.
P. Si, très loin, infiniment loin dans le temps. Ces sauvages étaient partout, je les vois encore ici même. (Fatigue).
E. Y avait-il une intention d'ordre religieux dans la taille de cet objet ?
P. Tout au contraire c'était pour le mal caché.
A ce moment. M** P.,... paraissant fatiguée nous la prions de revenir à elle, ce qui demande près de cinq minutes et parait proportionnel au lointain passé qu’elle vient d'interroger. Habituellement en effet, pour des expériences de recherches sur des objets moins anciens, son réveil était presque instantané.

Troisième expérience

Cette troisième expérience a eu lieu plusieurs mois après la précédente ; elle avait pour but, dans notre esprit, de faire examiner et « comparer » un cristal de corindon et d’autres minéraux durs par le psychonlètre.

E. Que voyez-vous ?
P. Je vois que l’on ramasse cette pierre à la surface du sol, au bord d'un ruisseau.
E. Passez rapidement, remontez dans le temps.
P. Je vois une rangée de grosses pierres, dressées sur une petite montagne ; la pierre est enfouie avec des os. Puis il y a un bouleversement, les grandes pierres tombent : la terre est remuée.
Cette pierre a fait beaucoup du mal, elle a fait tuer et permis de tuer.
E. Comment voyez-vous qu'elle a «fait» tuer? Comment a-t-elle tué?
P. On lui attribuait du pouvoir pour faire le mal ; on l'interrogeait, on ajoutait des forces quand elle était épuisée. On a tué par elle et pour elle ; on a fait du bien et du mal.
E. (Nous avons pensé que le psychomètre faisait allusion à des pratiques de magie ou de sorcellerie). Précisez les moyens employés.
P. Ce n'est pas la pierre « en matière » qui a fait le mal, mais « en esprit » ; on se servait seulement de son influence.
E. Voyez-vous les personnages qui utilisaient ainsi la pierre!
P. Je vois un homme un peu sauvage ; physionomie bestiale lia des traits durs. Il est entouré de nombreux autres hommes. Cela n’a pas l'air d'être dans nos pays, je ne les reconnais pas, ces gens 1
E. Que font-ils ?
P. J'entends des sons incompréhensibles, on ne dirait pas qu'ils parlent. Ils chantent, ils crient ; ce sont des sons criards.
(Le psycliomètre fait des gestes divers et peu intelligibles, puis se met à lancer des cris complexes, brefs, d'une voix rauque).
P. Ils se sauvent en courant.... tous.... comme des moineaux. C'est la pierre qui leur a fait peur. (Le psychomètre très excité, se lève, se rassoit. Le calme revient petit à petit).
E. Parlez-moi encore de la pierre. Il faut arriver à voir quel usage on en faisait.
P. On a pris beaucoup de peine matérielle pour cette pierre. Quand on la tournait comme ça (sur la pointe inférieure ?) il y avait beaucoup de monde autour. Cela ressemble à une cérémonie, mais je ne vois pas bien les détails. A la fin tout le monde se sauve et crie.
Quand on travaillait à tailler cette pierre c'était également une cérémonie, en plein air, avec beaucoup de monde autour.
Celui qui fait tourner la pierre est plus vilain que les autres.
E. Comment est-il vêtu, que fait-il ?
P. Il est habillé [comme pour le mardi-gras, avec des tissus effilochés, des plumes. Il a la peau très bronzée, pas noire, presque rougeâtre et il fait de nombreuses grimaces.
Il pose la pierre sur le sol et danse autour en gesticulant très fort et en criant.
Puis il prend la pierre, la tourne et frappe dessus pour lui donner une forme ; pendant ce temps les autres chantent
E. Quel instrument emploie-t-il pour frapper sur la pierre ?
P. Une espèce de pierre plus claire que celle-là (l’objet énigmatique étudié), presque jaune, avec des angles qui coupent
E. Comparez cette pierre avec celle que je pose dans votre main (un beau cristal de corindon).
P. (long silence). Si vous frottez avec cette pierre sur l'autre, ça marquera et vous l'userez petit à petit. C'est la môme chose, mais l'autre est plus jaune.
E. Tâchez de voir les habitations de ces gens avec qui vous ôtes en contact.
P. (nе répondant pas à cette question). Je ne sais pas bien si c'est un homme, il est tellement original I II n'a pas d'habits, juste des ficelles pendues. C'est un sauvage naturellement, mais ça ressemble un peu à un animal, je n'ai jamais rien vu de semblable. Croyez-vous qu'il y en ait encore ?
(Le psychomètre fatigué, semble s'interroger lui-même. Noue arrêtons l’expérience).

Il faut noter que comme dans tous les cas semblables, Mme P..... aussitôt réveillée n'a aucun souvenir de ses visions. Peu instruite et n’ayant, comme nous avons pu le vérifier, aucune idée sur nos ancêtres et seulement un vague souvenir de ses livres de classe qui lui ont raconté l'histoire de géants roux, grands buveurs et mangeurs, les Gaulois qui auraient été nos ancêtres. Elle s'intéresse à nos recherches et demande des renseignements sur les objets que nous lui présentons à la fin des expériences que nous venons de relater.

Nous essayons de lui expliquer comment ce qu'elle nous a révélé peut être exact ou inexact, mais manifestement ces faits sont totalement en dehors de sa conception habituelle des choses et elle ne nous comprend pas.

A peu de temps de là des amis intimes, au courant de nos recherches, se réunirent pour poursuivre des expériences spirites.
Un des assistants eut Pidée d'interroger l’entité présente sur l’objet qui nous intéressait et il fut répondu, par l’intermédiaire d’un médium à écriture mécanique :

« L’objet examiné a réellement les pouvoirs qu'on lui attribue et son heureux.possesseur ne doit pas s’en séparer. L’histoire de cette pierre est celle de l’Eros primitif ».

L'écriture assez nette pourtant laisse quelques doutes sur le mot principal ; cela peut-être Eros ou Véros. Cette communication nous ayant été rapportée et bien que nous n’ayons aucune opinion pour ou contre la réalité et la possibilité d’une telle communication, nous avons remis une quatrième fois l’objet énigmatique entre les mains de Mme P.....endormie.

Quatrième expérience

E. Connaissez-vous l'objet que vous avez dans la main ?
P. Oui, je l'ai tenu ainsi trois fois déjà. Mais maintenant vous devez connaître tout ce que vous vouliez savoir ?
E. Que voulez-vous dire ?
P. Je vois qu’un esprit très avancé vous en a parlé ?
E. Mais pas du tout. Voyez mieux de quoi il s'agit.
P. Je vois des personnes réunies dans un salon, une dizaine. Il y a là un Monsieur qui est votre frère et des dames. Une dame écrit sous la « dictée » d'un esprit. Cela s’est passé il y a peu de jours (une semaine environ). Cet esprit est très beau et vient quand on Tappelle, il est fort et savant. (?)
C'est l’esprit scientifique par excellence.

Il vous a dit que la pierre avait un grand pouvoir pour l'amour et était utilisée autrefois pour cela.
On voit que lors de cette quatrième expérience Mme P.....prononce pour la première fois le mot « Amour ». Le « Mal caché » dont il avait été question jusqu'à présent avait-il une signification
analogue pour Mme P..... endormie? Elle avait paru vouloir s'en tenir à cette expression comme si la pudeur l'empêchait d’être plus explicite. Mais personnellement nous n’avions pas encore fait nos remarques relatives à la nomenclature scientifique des Cardiidées.

Nous livrons ces observations sans commentaires ; nous avons pris des notes au fur et à mesure des réponses du psychomètre et les donnons ci-dessus in extenso. Nous ne sommes pas spirite et nous croyons que la lucidité, dans le temps et dans l'espace, peut s'étudier en dehors de toute préoccupation spirite.

Le savant professeur Charles Richet a bien voulu nous donner son avis sur les expériences ci-dessus relatées ; selon lui le spiritisme doit rester étranger à la psychométrie. L'étude de cette dernière doit être celle du subconscient.

Dans ces conditions la psychométrie peu t-elle, rendre des services à la science ? Nous croyons pouvoir répondre par l'affirmative. Mais il faudrait d’abord que ce mode de recherche nous apporte des documents nouveaux nous permette par exemple de découvrir l'utilisation des nombreux objets énigmatiques des collections archéologiques, nous découvre le nom d'une ville disparue et une inscription qui en donne la preuve.

Les résultats que l'on pourrait obtenir, avec un psychomètre instruit, capable de décrire ce qu'il voit, possédant un vocabulaire suffisant pour s’exprimer clairement, capable de répéter ce qu'il a à déchiffrer, seraient énormes. Il suffirait que chaque fois, le psycho mètre fasse découvrir quelque preuve matérielle de ce qu’il avance et cela est concevable.

Les expériences de Denton, le distingué géologue, qui a obtenu la description de paysages tertiaires, secondaires en soumettant de* fossiles à un psychométre présentent évidemment peu d’intérêt pour la science parce qu'on se trouve dans l’impossibilité d’imaginer une preuve. Pour la préhistoire il peut en être différemment si le psychomètre fait découvrir des faits nouveaux, susceptibles d'éclairer la science et de la faire progresser.    

Pour en revenir à notre expérimentation sur l’objet préhistorique de Lorgues, avons-nous appris quelque chose de nouveau ?

Notre manière de voir au sujet de la taille subie par l’objet s’est trouvée seulement confirmée, ce qui peut faire penser à l’influence de notre travail sur le psychomètre. La description des personnages contemporains de l'objet renverse nos idées habituelles, nous ne nous attendions pas à voir des sauvages à peau rougeâtre, dont l'un nous est décrit sous les apparences d’un griot congolais. Enfin l’usage de l’objet qui nous est révélé, est une extension de l’idée émise sur son aspect « génésique », mais qui n’avait été formulée de .cette manière par personne.

L'inclusion de forces encore actuellement bénéfiques ou maléfiques dans l'objet ne répond bien entendu aux croyances d'aucune des personnes qui ont eu à s’en occuper.
Les indications données sur la découverte de l'objet et sur les lieux où il a été envoyé depuis étaient exactes même dans les détails.
Jean Gattefossé.

Notes :

  • (1) Le Sphinx (Nice) 1920. « Expérience de psychométrie appliquée à la préhistoire », n* 39-40, p. 308.
  • (2)    Acosta, dont les mémoires sur les civilisations antiques d’Amérique sont du plus haut intérêt, (Hist. nat. y moral de las India») rapporte ce qui suit :
    » Ils suppléaient au défaut d'écriture et de lettres en partie par des peintures plus grossières au Pérou qu’au Mexique, en partie surtout par des quipos de fils et de petites pierres servant à apprendre ponctuellement ce qu'on veut retenir de mémoire.
    « Il est curieux, poursuit-il, de voir des vieillards décrépits apprendre avec un rond de cailloux le Pater noster, avec un autre 1Ave Maria, avec un troisième le Credo et savoir quelle pierre signifie « conçu du Saint-Esprit » et quelle autre : « a souffert sous Ponce Pilate », puis quand ils se trompent se reprendre seulement en regardant leurs cailloux.
    « Il est naturel de rapprocher les quipos en cailloux et en grains de maïs de la manière d’écrire des Quitos; « leurs archives ou annales, dépositaires de leurs hauts faits, dit Valesco, se réduisaient à certaines tables de bois, de pierre ou d’àrgile, divisées en plusieurs compartiments dans lesquels ils plaçaient de petites pierres de grandeurs et de couleurs différentes et taillées avec art par d'habiles lapidaires »
  • (3)    J. Escard, Les pierres précieuses, Paris, 1914.
  • (4)    A. E. Barlow, Le corindon, gisements, distribution, exploitation H usages. Ministère des Mines du Canada. Mémoire 57, n* Б6, Ottawa. 1917.

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