Mélanges historiques relatifs aux capacités techno-scientifiques des Anciens

Héron expérimente l éolipyleProdigieuses sont les réussites de la science moderne, mais avec notre arrière-plan de nouvelles technologies « high tech », nous avons tendance à minimiser les capacités scientifiques des Anciens.

L’humanité des périodes antérieures à la nôtre fut confrontée aux problèmes qui nous préoccupent aujourd’hui et elle parvint parfois à les résoudre selon les normes que nous avons, nous-mêmes, adoptées.

Nouveautés dans l'Antiquité

Les Romains, par exemple, avaient établi le sens unique aux heures de pointe dans les rues passantes. La ville de Pompéi employait des policiers qui réglementaient la circulation par des mouvements de bras. Il y a plus de 2500 ans, des panneaux signalisateurs étaient en usage dans les artères de Babylone, certains d’entre eux portant des noms inattendus, comme cette Rue qu’aucun ennemi ne doit emprunter...

A Ninive, capitale de l’Assyrie, le stationnement interdit était précisé par une formule impérative : Route royale. Aucun homme ne doit l’obstruer. Interdiction certainement mieux respectée que de nos jours car à la place de l’insignifiante contravention moderne, le propriétaire de la voiture recevait un arrêt de mort ! [1]

L’antique cité d’Antioche fut la première dans l’histoire à posséder un éclairage des rues [2]. Les Aztèques incrustèrent sur leurs routes pavées une bande de pierres colorées pour marquer les deux sens du trafic. Nous nous contentons, habituellement, d’une signalisation peinte.

ninive

Haut de 135 mètres, le phare d’Alexandrie, édifié en marbre blanc sur l’île de Pharos, comptait parmi les Sept Merveilles du monde. La tour renfermait un miroir mobile qui, la nuit, projetait sa lumière à 40 kilomètres au large. Les rayons solaires étaient utilisés durant le jour, un feu entretenu pendant les heures nocturnes. Le phare, construit en 250 av. J.-C., fonctionna parfaitement jusqu’en 1303, date à laquelle il fut détruit par un tremblement de terre.

Héron, un ingénieur d’Alexandrie, construisit une machine à vapeur qui renfermait à la fois les principes de la turbine et de la propulsion par réacteur. Si les incendies répétés de la bibliothèque d’Alexandrie ne nous en avaient malheureusement pas frustrés, nous aurions connaissance d’un char à vapeur en Egypte ; mais au moins savons-nous que l’ingénieur Héron inventa un compteur de vitesse qui enregistrait les distances parcourues par un véhicule [3].

Les fouilles menées à Mohenjo Daro, Harappa et Kalibanga, au Pakistan et en Inde, ont révélé la surprenante existence d’un urbanisme qui fonctionnait il y a 4 500 ans. Les rues de ces antiques cités étaient droites et les pâtés de maisons rectangulaires. Il fut également découvert un système perfectionné d’adduction et d’évacuation des eaux. La brique réfractaire était employée pour les constructions. La grande résistance de ce matériau le fit choisir par les Anglais comme substructure pour la voie ferrée Karachi-Lahore il y a quelque cent cinquante ans. Il est d’ailleurs remarquable de constater que les briques fabriquées de nos jours dans les parages de Mohenjo Daro sont exécutées d’après les prototypes exhumés des ruines.

Ceci démontre assez que la technologie avait atteint de hauts sommets dans un passé lointain, mais que, pour d’inexplicables raisons, elle ne progressa pas davantage. Toutes nos réalisations prirent cependant naissance à l’instar des anciennes techniques.

Chauffage et climatisation 2000 ans avant notre ère

Le chauffage central à circulation d’eau fut inventé par Jean-Simon Bonnemain à la fin du XVIIe siècle puis perfectionné par René Duvoir. Toutefois, 4 000 ans avant ces inventeurs européens, les Coréens fortunés possédaient des « chambres printanières » climatisées par une circulation d’air chaud aménagée sous le dallage [4]. Les anciens Romains utilisaient un mode de chauffage similaire. Au Moyen Age, les procédés scientifiques de l’Antiquité furent oubliés et les peuples d’Europe durent grelotter pendant plusieurs siècles.

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Bien que les lavabos de porcelaine munis d’une chasse d’eau ne soient pas, nécessairement, un signe de haute civilisation, leur existence démontre cependant une connaissance avancée dans la technologie et l’appareillage sanitaires. Il y a seulement deux cents ans, ils étaient surtout remarquables par leur absence. Or, 4 000 ans avant notre époque, des lavabos particuliers, équipés d’un système central d’évacuation, de canalisations en pierre et de tuyaux de céramique étaient chose commune dans l’antique cité de Cnossos, en Crète.

Les appartements des palais crétois étaient ventilés par des puits d'aérations. Avec ses habitations à air conditionné, ses confortables installations sanitaires, les résidences n’étaient pas seulement « modernes » mais d’imposantes dimensions.

Des conduites d’eau chaude et froide ont été trouvées dans des salles de bains carrelées à Chan-Chan, capitale de l’Empire chimu en Amérique du Sud, Etat florissant entre le XI et le XVe siècle. De telles réalisations techniques étaient loin d’être connues à l’époque de Guillaume le Conquérant ou de Jeanne d’Arc.

Les luxueux navires romains du lac de Nemi

Pour la construction de leurs paquebots de luxe, les compagnies maritimes italiennes se sont peut-être inspirées des anciens Romains. Deux antiques vaisseaux, trouvés dans les années 20, au fond du lac Némi, en Italie, étaient en cours de restauration entre 1927 et 1932. Les bateaux étaient longs et larges, à quatre rangs de rames. L’aménagement intérieur, conçu pour accueillir environ 50 passagers, comportait un quartier réservé à l’équipage. Les navires étaient richement décorés, sur un sol de mosaïque des scènes de l’Iliade étaient représentées, des panneaux de cyprès sculptés formaient les cloisons, des peintures ornaient la salle de séjour et la bibliothèque. Un cadran solaire, dans le plafond, donnait l’heure pendant la journée et l’on pense, comme l’indiquerait l’existence d’une tribune, qu’un petit orchestre charmait les passagers dans le salon [5].

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Le restaurant et la cuisine étaient installés à la poupe du vaisseau. On peut ainsi imaginer que les passagers pouvaient avoir du pain frais au petit déjeuner et que le menu des repas devait être comparable, en variété, à la riche et appétissante décoration de la salle à manger. Certaines découvertes furent une complète surprise pour les archéologues ; des chauffe-eau de cuivre alimentaient des salles de bains et la plomberie était de conception absolument moderne, en particulier la tuyauterie de bronze et les robinets . Des siècles plus tard, Christophe Colomb et Vasco de Gama n’eussent pu rêver d’un tel confort sur leurs caravelles !

Les patriciens romains qui embarquaient sur ces bâtiments luxueux pour des croisières de plaisance en Méditerranée, jouissaient certainement de la dolce vita ! Par un étrange caprice du destin, les deux vaisseaux romains furent détruits, non par Carthage, mais par un incendie provoqué, semble-t-il, par des tirs d'artillerie de l'armée américaine qui poursuivait des soldats de la Wehrmacht à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Des chantiers à faire pâlir Alekseï Stakhanov

pyramide-gizeh1Le démesuré, le colossal sont les catégories auxquelles il faut se référer pour décrire la Grande Pyramide. Parmi les nombreuses analogies qui illustrent l’ampleur de la réalisation architecturale que représente la Grande Pyramide, l’une d’elles est particulièrement évocatrice. D’après les calculs du savant Gaspard Monge qui accompagna à titre de scientifique l’expédition d’Égypte de Bonaparte, on pourrait élever une enceinte de 3 mètres de hauteur tout autour des frontières de la France avec les pierres utilisées pour l’édification de ce monument. Cela représenterait une muraille longue de 2800 km environ. [6]

Les chiffres donnant les dimensions de la pyramide sont éloquents : la base mesure 230 m de côté environ pour une surface de 5 ha. Avec les altérations du temps, sa hauteur est aujourd’hui de 138 m et l’on estime qu’à l'origine elle devait s’élever jusqu’à 147 m. Or il faut attendre le Moyen Age pour que les flèches de certaines cathédrales rivalisent avec une pareille hauteur.

A partir du volume de la pyramide 2600000 m3, comme l’édifice est plein, les spécialistes en calculèrent la masse. On l’estima à 6 millions de tonnes environ. Etant donné ces chiffres, la déduction approximative du nombre de pierres utilisées pour la construction de l’édifice donne le chiffre de 2 à 3 millions de blocs dont le poids varierait entre 2,5 et 15 tonnes !

Au Pérou, la ville de Cuzco passait pour avoir été bâtie par les dieux. La technique de construction de ses murailles frappa les conquistadores. Entre les blocs cyclopéens ne passe même pas la pointe d'un couteau, ont-ils remarqué. La performance est telle que les joints entre les pierres sont presque invisibles. Les blocs s'appuyant les uns sur les autres sans mortier, le mur présente une légère inclinaison vers l’intérieur et une courbure convexe à l’intérieur, ce qui lui prête des qualités antisismiques incomparables.

Sacsayhuaman5L’enceinte de Sacsahuaman qui surplombe Cuzco est faite de murailles d’énormes blocs polygonaux échelonnés. Ces remparts monolithiques à 3 700 mètres d’altitude dessinent trois bastions successifs longs de 400 mètres chacun, ce qui représente 1,200 kilomètre de murailles cyclopéennes. Il fallait traverser trois murailles pour accéder à la place principale où se dressaient trois grandes tours. Un labyrinthe de souterrains était creusé sous les murailles.

Les blocs ayant servi à la construction proviennent de carrières situées à quelques dizaines de kilomètres. Cela fournit encore à certains un argument pour admirer les vertus « stakhanovistes » que l’État inca sut inculquer aux citoyens pour exiger d’eux pareils ouvrages.

L’énigme des chemins incas

On explique par des soucis impérialistes le réseau routier remarquable, long de 16000 kilomètres, dont disposaient les Incas. Voici la description que donne Cieza de Léon (XVIe siècle) dans ses Cronicas del Peru :

« (...) les Incas construisirent la route la plus longue et la plus importante du monde. Elle s’étend de Cuzco à Quito et autrefois au Chili également, sur 800 lieues. Je ne crois pas qu’au cours de l’histoire humaine on ait jamais construit quelque chose d’aussi grandiose qui pût égaler cette route. Elle traverse de profondes vallées et de très hautes montagnes, des cimes neigeuses et des cascades, en passant dans la roche vive et sur les rives de torrents tortueux. Dans tous ces lieux, la route a une structure solide, elle est soutenue par des terrasses le long des pentes, elle est taillée dans la roche sur les rives des fleuves et protégée par des murs de soutien; sur les cimes neigeuses, elle est pourvue de marches et de sièges pour les haltes et, tout au long, elle est propre et nettoyée ; à intervalles régulier« sont prévus des haltes, des dépôts pour les provisions et les temples du Soleil [7] ».

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A la route royale de 5000 km qui assurait le parcours longitudinal de la sierra, il faut ajouter la route parallèle de la côte, reliant les centres du versant maritime ainsi que les liaisons transversales très nombreuses.

Si, sur la ligne des crêtes, la route devient un sentier taillé en gradins, dans les plaines, elle s’élargit jusqu’à atteindre 7 mètres. Ces routes facilitèrent énormément la pénétration espagnole car les cavaliers purent circuler très vite dans tout le pays. Mais peut-on admettre qu’un tel réseau routier fut l’œuvre de populations incas qui l’auraient accomplie en moins d’un siècle ? Les raisons politiques avancées, de désirer des liaisons rapides entre tous les points même les plus éloignés de l’Empire, sont peu convaincantes si l’on pense que les Incas ne connaissaient ni la roue ni l’équitation. Les transports se faisaient en effet... à pied, avec les lamas comme porteurs de colis. Dès lors, quel intérêt d’une route de 7 mètres de largeur ?...

Les merveilles de l'Inde

D’anciens récits épiques indiens décrivent les réalisations scientifiques des premiers indigènes de la vallée du Gange. Ces récits cessent d’être des légendes à nos yeux lorsque nous constatons l’ingéniosité des artisans orientaux.

ajantaLes peintures rupestres d’Ajanta, près de Bombay, sont aussi admirées des visiteurs hindous que des touristes étrangers. Il fut beaucoup écrit sur la perfection de ces œuvres d’art mais peu a été dit sur la phosphorescence de ces fresques. Dans l’une des grottes, datant du VIe siècle, une scène représente un groupe de femmes portant des offrandes. Eclairé électriquement, le tableau manque de profondeur. Mais quand le guide éteint les lumières et que les visiteurs restent quelques minutes dans l’obscurité pour accoutumer leurs yeux à la pénombre, les personnages de la fresque paraissent alors acquérir trois dimensions, comme s’ils étaient sculptés en relief dans le marbre. Cet effet saisissant, les artistes anciens l’obtinrent par l’habile utilisation de peintures lumineuses dont le secret est perdu pour toujours [8].

Le temple de Halebid, dans l’Etat de Karnataka, possède un certain nombre de colonnes en stéatite finement travaillées, l’une d’elles présente des bandes verticales aussi polies que des miroirs. Lorsqu’une personne se contemple dans cette véritable glace, elle aperçoit deux images d’elle-même qui se réfléchissent simultanément - l’une, normale, l’autre renversée. Quelles études d’optique l’ingénieux artisan avait-il pu faire pour obtenir un résultat aussi extraordinaire ? 

temple karnakata

Dans la ville d’Ahmedabad, il existe, devant deux minarets du XIe siècle, un porche où peut se lire l’inscription suivante qui pique la curiosité du touriste par son laconisme : « Tours balançoires. Secret inconnu. » Erigés à 8 mètres l’un de l’autre, les minarets ont 25 mètres de haut. Lorsqu’un groupe de visiteurs atteint le sommet de l’une des tours, le guide grimpe au balcon de l’autre, agrippe la balustrade et commence à imprimer au minaret un balancement régulier. Immédiatement, l’autre monument se met à osciller à la même cadence, au grand amusement - et parfois, grand effroi des visiteurs [9]. Ces quelques faits, assez remarquables, montrent que les racines de la science plongent loin dans le temps.

Mysterieuse régression du savoir-faire

indexbfbDans l’ancienne Egypte, l’habileté professionnelle des joailliers comme celle des architectes, connut son apogée sous l’Ancien et le Moyen Empire - entre les 5e et 12° dynasties pharaoniques. Les bijoux, bagues, bracelets, colliers, diadèmes et boucles d’oreilles de ces siècles reculés que l’on peut admirer au Musée du Caire, sont d’une facture et d’une beauté plus parfaites que ceux du Nouvel Empire ou de la Basse Epoque. Parmi les nombreuses pyramides d’Egypte, les plus anciennes sont les mieux construites. Vers 1 600 av. J.-C., le flux du progrès décroît visiblement dans la vallée du Nil [10].

Une constatation du même ordre a pu être faite à Mohenjo Daro où, dans les couches inférieures du sol dégagées par les fouilles, les outils et les pièces d’orfèvrerie exhumés attestent d’une technique et d’un raffinement que ne possédaient pas les trouvailles mises au jour dans les couches supérieures.

Les réalisations auxquelles parvinrent les peuples de l’Antiquité ne furent ni égalées, ni dépassées aux époques suivantes. Les connaissances scientifiques de l’humanité furent longtemps en régression et c’est à peine depuis les trois derniers siècles que la science a pris un nouvel essor.

Le premier char et le premier bateau furent probablement construits par les Sumériens 4 000 ans avant notre ère. Un véritable perfectionnement des moyens de transport n’apparut qu’en 1802, quand le premier bateau à vapeur fut lancé, et le premier train suivit en 1825. L’accélération de la technologie et des transports fut couronnée par l’invention de l’aéroplane en 1903, et le premier lancement d’un vaisseau spatial en 1961.

Commentant le voyage d’Apollo 8 dans la Lune, la presse américaine attribua le succès de cet exploit historique aux « hommes de bien des pays et de bien des siècles : Euclide, Archimède, Newton, Kepler, Copernic, Tsiolkovsky, Oberth, Goddard et tant d’autres ». Il est raisonnable et sensé d’observer nos réussites sous cet angle, car derrière les savants atomistes de notre temps se tient la haute figure de Démocrite. L’aviation et les ingénieurs astronautiques eurent, dans l’Antiquité, leurs précurseurs - Héron et son appareil à réaction, ancêtre du jet. La source de la science moderne remonte très loin dans l’Histoire de l’humanité.

Notes :

  • [1] The Ancient Engineers, L. Sprague de Camp, 1963, p. 71.
  • [2] Histoire du luminaire depuis l'époque romaine jusqu'au XIXe siècle, etc., Henry René d' Allemagne, éd. A. Picard, 1891, p. 49.
  • [3] Voir le documentaire (Les Grandes découvertes de l'Antiquité – Automates machines et effets spéciaux,- Ancient Discoveries - Heron of Alexandria, S.1x03, prod : Ali McGrath, Stuart Clarke ; 2002) qui retrace les nombreuses inventions d'Héron d'Alexandrie.
  • [4] Robert Bean, Bjarne W. Olesen, Ph.D, Kwang Woo Kim : « History of radiant heating & cooling systems », in ASHRAE Journal, Janvier 2010, pp. 40-47.
  • [5] Le Nave di Nemi, Guido Ucelli, Rome, 1950.
  • [6] L'égyptologue Georges Goyon a eu la curiosité de vérifier ce calcul sur la base du volume de la pyramide de Khéops,  2 592 341 m³, qui permettrait la construction d'un mur de 3m de hauteur et de 0,30m d'épaisseur sur une distance de 2879 km, valeur à rapprocher des 2700 km de frontières terrestres actuelles. G. Goyon : « Le calcul (légendaire) de Bonaparte aux Pyramides », in Marseille / la revue culturelle de la ville, 1980, n° 120, pp. 39-41.
  • [7] Segunda parte de La crónica del Perú, Pedro de Cieza de León, cap. XV : « De como se hacían los edificios para los Señores y los caminos reales para andar por el reino », Madrid, 1880.
  • [8] We are not the first, Andrew P. Tomas, 1971.
  • [9] Tripadvisor.in/Attraction_Review-g297608-d3705867-Reviews-Shaking_Minarets-Ahmedabad_Gujarat.html
  • [10] Voir á ce sujet l'article « Savoirs secrets et perdus dans l'Égypte ancienne »

Bibliographie :

  • We are not the first, Andrew P. Tomas, 1971.
  • L'Archéologie d'avant l'histoire, Chantal Cinquin et Jean Suchy, éd. Laffont, 1980.
  • Rome impériale et l'urbanisme dans l'Antiquité, Léon Homo, 1971.
  • The Evolution of Science, Guy Metraux et Francois Crouzet, 1963.
  • The Ancient Engineers, L. Sprague de Camp, 1963.
  • The origins of science, George Schwartz, 1958.
  • Le Nave di Nemi, Guido Ucelli, Rome, 1950.
  • Histoire illustrée de 5000 ans d'hygiène publique, Maurice Paquier, éd. Johanet, 2000.

Table des illustrations :

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