Des empreintes de chaussures vieilles de plusieurs millions d'années

On pourrait qualifier « d’absurdes » les empreintes de chaussures remontant à une époque (d’après ce que dit la science officielle) où personne ne songeait à protéger des cailloux et des aspérités des sentiers ses membres inférieurs. Pourtant en Asie et en Amérique existent des empreintes qui suscitent l'incompréhension.

gobi fossileEn 1959, une expédition paléontologique sino-soviétique sous la direction du docteur Zhou Ming-Zhen rapporta du désert de Gobi un document insolite qui parut être l'empreinte fossilisée dans un bloc de grès d'une semelle striée. Il fut aisé aux membres de l'expédition de dater la couche géologique dans laquelle cette empreinte fut découverte, mais l'identification de la trouvaille leur échappa complètement. Cette roche sédimentaire fut formée par une mer qui couvrait l'Asie centrale il y a plus de 15 millions d'années, avant que ne surgissent les chaînes de l'Himalaya et le plateau tibétain. L'équipe avait assez de spécialistes capables de reconnaître que l'empreinte ne provenait pas de la patte fossilisée de quelque bête préhistorique mais d'une chaussure d'apparence moderne...[1]

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a784855En 1968, on a découvert à Antelope Springs dans l'Utah (USA) un fragment rocheux portant indubitablement des traces d'empreintes de chaussures pétrifiées. Sous l'une d'elle, un trilobite fut retrouvé écrasé, or les trilobites sont de petits invertébrés marins qui ont disparu de la surface du globe il y a plus de 250 millions d'années. Les membres d'une équipe de recherche, conduite par le docteur Melvin A. Cook s'occupèrent de ce problème, mais furent incapables de fournir une explication rationnellement cohérente [2].

Bien avant l'énigme d'Antelope Springs, le 8 octobre 1922, dans la rubrique American Weekly du New York Sunday American, paraissait sous la signature du Dr W.H. Ballou un article intitulé « Le mystère de la “semelle” pétrifiée vieille de 5 000 000 d’années ». Ballou écrivait :

« Voici quelque temps, alors qu’il cherchait des fossiles dans le Nevada, John T. Reid, ingénieur des mines et géologue distingué, se figea soudain et contempla un rocher à ses pieds avec une extrême stupéfaction. Là, dans la roche elle-même, il y avait ce qui semblait être une empreinte de pied humain !  Un examen plus minutieux lui apprit que ce n’était pas une empreinte de pied nu, mais, apparemment, une semelle de chaussure pétrifiée. La partie avant manquait, mais il restait le contour d’au moins les deux tiers, et le long de ce contour, on voyait distinctement la trace d’un fil cousu qui avait attaché la semelle à la chaussure. À l’intérieur, on remarquait une autre couture et au centre, là où devait être posé le pied si l’objet en question était bien une semelle, il y avait un creux, exactement comme celui qu’aurait laissé le talon en usant par friction le matériau dont la semelle était faite. C’est ainsi que fut découvert un fossile qui constitue aujourd’hui le plus grand mystère de la science, car la roche dans laquelle il se trouvait est vieille d’au moins 5 000 000 d’années. »

Reid emporta le fossile à New York, où il comptait le soumettre à l’attention d’autres scientifiques. Il raconta par la suite :

« En arrivant à New York, j’ai montré ce fossile au Dr James F. Kemp, géologue à l’université de Columbia ; aux professeurs H.F. Osbom, W.D. Matthew et E.O. Hovey, du Muséum d’histoire naturelle américain. Tous sont parvenus à la même conclusion, à savoir que “c’était l’exemple le plus remarquable d’imitation naturelle d’un objet artificiel qu’ils avaient jamais vu”. Pourtant, ces experts étaient d’accord pour attribuer la formation rocheuse au Trias, et des cordonniers reconnaissaient dans ce spécimen une semelle à trépointe. Le Dr W.D. Matthew a rédigé un bref rapport sur cette découverte, déclarant que si toutes les apparences d’une chaussure s’y trouvaient, y compris les coutures, ce n’était cependant qu’une remarquable imitation. Un lusus naturae, c’est-à-dire une “fantaisie de la nature”. »

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Malgré la fin de non-recevoir de Matthew, Reid s’entêtait :

« J’ai ensuite pris contact avec des spécialistes de la microphotographie et de la chimie analytique de l’institut Rockfeller qui, à titre personnel pour ne pas engager l’institut, ont fait des photos et des analyses des spécimens. Les analyses ont levé tous les doutes qui pouvaient subsister sur la fossilisation de la semelle au Trias (…). Les microphotographies donnent un grossissement de vingt fois par rapport au spécimen lui même, montrant les moindres détails de la torsion et des fibres du fil, ce qui prouve de façon concluante qu’il ne s’agit pas d’une ressemblance, mais d’une semelle de chaussure fabriquée par l’homme. Même à l’œil nu, les fils sont bien visibles, ainsi que les contours parfaitement symétriques de la semelle. Le long du bord, on distingue une ligne parallèle régulièrement perforée comme par les points de couture. Je pourrais ajouter qu’au moins deux géologues dont les noms seront un jour divulgués ont admis la validité de cette semelle et de sa fossilisation authentique dans les roches du Trias. »

Aujourd’hui, l’âge des formations triasiques est estimé à beaucoup plus que 5 millions d’années. On situe le Trias entre 213 et 248 millions d’années avant notre époque.

Jusqu’à présent on n’imaginait pas qu’il pût exister des cordonniers contemporains des dinosaures et on est en droit de se demander qui a pu fabriquer toutes ces chaussures. Deux interrogations viennent à l’esprit : ou bien l’homme apparut-il sur la Terre des millions d’années avant le moment que nous avons toujours proclamé, ou bien des visiteurs provenant du Cosmos ont-ils débarqué un jour mystérieux sur notre planète ?...

Notes :

  • [1] source : revue Smena nº8, publiée à Moscou en 1961.
  • [2] Melvin A. Cook : « William J. Meister Discovery of Human Footprints with Trilobites in a Cambrian Formation of Western Utah », in Why Not Creation?, éd. Walter E. Lammerts, Philadelphie, 1970. pp. 186-193.

Bibliographie :

  • L'Histoire secrète de l'espèce humaine, Michael Cremo et Richard Thompson, Editions du Rocher, 2002.
  • Archéologie Spatiale, Peter Kolosimo, éd. Albin Michel, Paris, 1971.
  • Les secrets de l'Atlantide, Andrew Tomas, éd. Robert Laffont, Paris, 1969.

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