Le mythe du Yéti à l'épreuve de l'ADN

Le mythe du Yéti à lépreuve de lADNL’analyse de l’ADN de nombreux échantillons censés avoir appartenu à des abominables hommes des neiges ou à leurs cousins laisse les scientifiques perplexes.

En mai 2012, des chercheurs ont lancé un appel aux musées et aux collections privées susceptibles de détenir des poils de Yéti pour qu'ils leur en cèdent un échantillon. Ils en ont reçu 57 au total. Une fois écartées les fibres de verre et substances végétales, les scientifiques ont sélectionné 37 échantillons « en raison de leur provenance ou intérêt historique », puis ont analysé leur profil génétique.

Ils sont parvenus à extraire l'ADN de trente échantillons pour les comparer avec le génome d'espèces répertoriées.

Ils ont identifié des poils d’ours, de chevaux, de canidés (loup, chien ou coyote), de vaches, d’un humain et de plusieurs ratons laveurs, mais ils n’ont trouvé aucune trace de la célèbre créature. Le mythe du Yéti, de l’Almasty, du Big Foot et autres mystérieux primates en prend un coup.

Les analyses ont peut-être tout de même mis les généticiens sur la piste d'une nouvelle espèce animale. Deux échantillons, l'un provenant de la région du Ladakh, en Inde, l'autre du Bhoutan, « correspondent à 100% avec l'ADN d'un fossile d'ours polaire (Ursus maritimus) âgé de plus de 40 000 ans, mais pas avec des spécimens modernes de cette espèce », écrivent-ils. « Même s'il y a quelques signalements d'ours blancs en Asie centrale et dans l'Himalaya, il est plus probable que ces poils proviennent d'une espèce d'ours inconnue jusqu'à présent, ou d'une variété d'ours polaire de couleur différente, ou encore d'hybrides d'ours polaire et d'ours brun. »

Source : http://rspb.royalsocietypublishing.org/content/281/1789/20140161

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