Notes et digressions sur l'Ancienne Egypte

6b209bf06b296b3bebc04071410ae8ab7L’Egypte ! Terre des merveilles, du mystère et de la magie ! Depuis des siècles, les pyramides, le sphinx et ces temples imposants le long du Nil, suscitent la curiosité des hommes. Leur grandeur muette évoque les échos d’un glorieux passé, et il s’en dégage une force spirituelle porteuse d’un message que les hommes ne savent pas lire. Ces ruines colossales se dressent dans un splendide isolement au-dessus des sables, attendant que l’homme sorte de son ignorance.

Aujourd’hui, notre monde sophistiqué a perdu son sens de l’émerveillement, cette disponibilité de l’âme à transmuter les froides reliques du passé pour leur donner chaleur et vie. Le XXIe siècle, conditionné par la science et les problèmes sociaux, est imbu de sa supériorité et tourne en dérision l’Antiquité, dans laquelle il ne voit que ténèbres et ignorance. Il oublie qu’une véritable civilisation ne se construit pas à coups de super-bombes, mais qu’elle s’épanouit à l’intérieur de l’âme. Nous qui avons atteint la Lune et jeté un défi aux étoiles, nous méprisons les sages du passé.

Et si les secrets de l’Egypte ancienne contenaient quelque bouleversante révélation capable de transformer l’avenir de l’humanité ?

Les quelques millénaires qui ont marqué l’histoire de l’homme sur la Terre (du moins est-ce ce que nous imaginons) sont déterminés par les divers objets découverts par les archéologues. Le radiocarbone et d’autres techniques permettent de dater ces objets. Mais rien n’est connu des vastes périodes de l’évolution humaine dont parlent les paléontologues.

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Les égyptologues ont consacré leur vie à étudier les sables du Nil. Des archéologues de génie, soumettant leurs découvertes à un examen minutieux, ont révélé le brillant panorama de l’ancienne Egypte, avec ses pharaons et ses prêtres. Ce merveilleux héritage, légué aux Grecs et aux Romains, a fortement influencé notre propre culture.

En déchiffrant la pierre de Rosette, Champollion a illuminé un monde perdu. Des savants d’une douzaine de pays ont ressuscité patiemment l’image éclatante de cinq mille ans de civilisation. Cinq mille ans ! Hérodote a dit que les Egyptiens se croyaient les plus anciens spécimens de l’humanité. Que se passa-t-il en Egypte avant que ne démarre son histoire connue ?

Les traditions hermétiques conservent la connaissance ésotérique transmise par les Adeptes depuis la plus haute antiquité, et cette connaissance illumine les vastes périodes de l’évolution humaine qui s’étendent bien au-delà de la portée limitée de l’archéologie conventionnelle. Ces révélations ne sont évidemment pas acceptées par la science, qui entend suivre ses propres méthodes basées sur les faits et l’expérience.

Pourtant, à moins que nous ne considérions les grands penseurs d’autrefois comme de vagues rêveurs sous prétexte qu’ils ont adopté une forme de pensée différente de la nôtre, nous devons donner créance à leurs enseignements, d’autant plus qu’il est fort douteux qu’on découvre jamais la moindre preuve écrite.

L’historien moderne, qui éprouve déjà des difficultés à analyser notre début de siècle perturbé, ne peut que rester fort sceptique devant la sagesse des mystiques.

Pourtant il devrait s’aviser que dans les âges futurs notre monde moderne risque de ne pas être plus connu que l’Atlantide. Si une guerre nucléaire, ou un cataclysme cosmique, ravageait la Terre aujourd’hui, le feu, les inondations, les secousses sismiques détruiraient à coup sûr toutes les archives, tous les documents écrits, réduiraient en poussière nos fières constructions, et provoqueraient dans l’esprit humain un tel traumatisme que tout souvenir de la catastrophe serait effacé.

Les rares rescapés sombreraient dans la barbarie, luttant frénétiquement pour leur survie au milieu d’un monde saccagé. Lorsque, de nombreuses générations plus tard, les savants s’attacheraient à l’étude de notre XXIe siècle et de cette culture dont nous nous enorgueillissons, il n’en resterait rien.

Troie disparut de la scène de l’Histoire ; d’érudits professeurs assurèrent que la cité de Priam était le fruit de l’imagination d’Homère, jusqu’au jour où un profane en la matière, un certain Schliemann, exhuma le diadème d’Hélène. Pompéi et Herculanum, ensevelies sous les cendres du Vésuve en 79, entrèrent dans la légende et y demeurèrent pendant dix-huit cents ans. Qui sait si dans un lointain avenir nos grandes métropoles ne seront pas devenues un mythe?

Les archéologues de l’an 28 000, en l’absence de tout objet façonné, soutiendront que nous n’avons jamais existé. Seule la sagesse des Adeptes aura peut-être conservé quelque souvenir de notre temps...

A. E

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