Nizier Anthelme Philippe (Maître Philippe de Lyon)

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Vidéo hommage au Maître Philippe de Lyon, par « Pèlerin de l'AMOUR »

Nizier Anthelme Philippe (1849-1905) était un thaumaturge français né à Loisieux (Savoie) dans une famille de modestes paysans. Le curé d’Ars avait dit à sa mère, qui était venue le visiter, qu’elle allait donner naissance à un « être élevé ».

Anthelme quitta son village à quatorze ans pour devenir commis à la boucherie de son oncle à Lyon. Il fit de courtes études à l’institution Sainte-Barbe où il obtint le « certificat de grammaire ». Mais déjà le gamin était prédestiné. Il le déclara plus tard : «J’avais six ans à peine et déjà le curé de mon village s’inquiétait de certaines manifestations, dont je n’avais pas encore conscience... J’obtenais des guérisons dès l’âge de treize ans, alors que j’étais encore incapable de me rendre compte des choses étranges qui s’opéraient en moi. »


 C’est à la boucherie qu’il dévoila pour la première fois en public son don de guérison. Son oncle s’étant grièvement blessé d’un coup de hachette, Philippe fixa la main qui saignait abondamment et se mit en prière. Il supplia Dieu de raccommoder le pouce détaché de la main. En quelques instants, le sang coagula, la plaie se cicatrisa et le doigt bandé par le jeune homme se ressouda promptement. À l’hôpital, le médecin de garde voyant la blessure propre et sans infection, renonça aux points de suture traditionnels, se contentant de placer une attelle de protection. Le bouche à oreille fonctionna vite dans le quartier, et le jeune commis boucher fut sollicité par le voisinage au moindre accident.

Poussé par une extraordinaire ténacité, Nizier décida d’entamer des études de médecine. Il suivit les cours des grands pontes de l’époque, dont certains, comme le professeur Teissier, le portèrent en haute estime tandis que d’autres le détestaient. Il est vrai que son comportement pouvait irriter la Faculté. En effet, consolant les malades il lui arrivait souvent de s’immiscer dans le travail des médecins en recommandant en particulier de ne pas pratiquer d’opérations. Aussi, sur la dénonciation d’un interne, il fut écarté du service où il travaillait, accusé de pratiquer la médecine occulte.

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Après son mariage avec Jeanne Landar, la fille de richissimes industriels lyonnais, il s’installa dans un petit hôtel particulier, où il entreprit de soigner, voire de guérir de manière miraculeuse un flot de malades sans cesse grandissant.

Plusieurs miracles attestés par de nombreux témoins sont à mettre à son actif. Le 21 mai 1897, il parvint à refaire marcher une petite fille de dix ans paralysée des jambes et présentant une déviation marquée de la colonne vertébrale. Cette guérison fut obtenue contre la promesse de la mère de ne jamais médire jusqu’à ce que sa fille atteigne l’âge de vingt ans.

Le 30 août 1898, plusieurs guérisons immédiates furent constatées dont celle d’une femme qui avait perdu l’usage d’une jambe et qui disposait d’un appareil pour marcher. Elle repartit sans l’appareil... Il sauva également une enfant de dix-huit mois atteinte de bronchite tuberculeuse et perdue pour la Faculté... Les assistants étaient assis sur des chaises et des bancs, comme à l’église, et devaient se recueillir pendant qu’il « officiait » dans une pièce voisine. Parfois il passait dans les rangs puis s’arrêtait devant un malade en lui intimant l’ordre de guérir.

Les médecins de la ville lui intentèrent plusieurs procès pour exercice illégal de la médecine au prétexte qu’il pratiquait une médecine de charlatan, et cela bien qu’il ne prît jamais d’honoraires. Il fut condamné à plusieurs reprises pour des sommes ridicules. Mais comme il était protégé par le procureur, les médecins finirent par renoncer aux procédures.

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Sa réputation s’étendant, il devint intime de Nicolas II de Russie et de la cour, effectuant encore et toujours des guérisons miraculeuses, il fut également un proche de l’empereur d’Allemagne Guillaume II. Il mourut en août 1905, un an après la disparition prématurée de sa fille, Victoire, pour laquelle il ne voulut pas intervenir.

Ses funérailles eurent lieu le 5 août à l’Arbresle, en présence d’une énorme affluence ; la place de l’église Saint-Paul était noire de monde. Sa tombe est encore aujourd’hui un lieu de pèlerinage.

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