William Matthew Flinders Petrie, 1853-1942

William Matthew Flinders Petrie, 1853-1942

----

Petrie est le type achevé de l’archéologue exemplaire. Il a dit lui-même que, dès l’âge de dix ans, il avait décidé de faire des fouilles en Egypte. C’est au prix d’un labeur acharné, qui ne dura pas moins de quarante-six ans, qu’il fit des découvertes fort importantes. Avec une inlassable patience, il passa « au peigne fin » tous les terrains susceptibles de lui fournir des renseignements.

Au départ, son but était de vérifier les théories d’un certain Piazzi Smyth. Sur place, il s’aperçut qu’elles ne tenaient pas et il en donna les raisons dans un ouvrage intitulé: Pyramides et temples de Gizeh.

Petrie, pour qui une chaire d’égyptologie avait été spécialement créée en 1893 à l’University College de Londres, révolutionna les idées et les méthodes de l’archéologie en rendant vie au passé et en démontrant que la connaissance précise de ce passé est d’une importance vitale pour la compréhension de l’évolution de la race humaine.

Après avoir étudié les pyramides, Petrie consacra son existence à combler les lacunes de l’histoire d’Égypte. Il chercha à mettre au point des méthodes de datation et de fouilles afin qu’aucune information ne soit perdue. La découverte des fameuses tablettes de Tell el-Amarna (1891-1892) amena Petrie à se rendre sur les lieux; les fouilles qu’il y entreprit le rendirent célèbre. Pour les archéologues, la culture d’Amarna fut une révélation; les ruines d’une fabrique de verre étonnèrent les techniciens.

Qu’elles soient spectaculaires, comme celles de Nagada (1904-1905) qui révélèrent une civilisation inconnue, ou moins importantes comme les dépôts de fondation de Naucratis, les fouilles de Petrie lui permirent de retracer l’histoire de l’Égypte depuis les temps les plus reculés jusqu’à la fin de l’époque romaine. Gêné par une nouvelle législation égyptienne qui rendait les fouilles pratiquement impossibles, Petrie, en 1926, s’en alla en Palestine poursuivre ses recherches, en particulier sur les Hyksôs.

Il  mourut à Jérusalem à l’âge de quatre-vingt-neuf ans.

----

.

Autres documents :

Jacques Boucher de Perthes, 1788-1868

Détails
in Les grands savants de l'archéologie
En découvrant à Moulin-Quignon, près d’Abbeville, une dent humaine et un fragment de mâchoire accompagnant un dépôt de silex, Boucher de Perthes en conclut que l’homme était beaucoup plus ancien qu’on...

.