Le mystère du manuscrit de Voynich

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Documentaire Arte, réalisation : Klaus Steindl, Andreas Sulzer, 2010.

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Le manuscrit Voynich est une pièce d’un rare intérêt. En 1912, un collectionneur américain d’antiquités, Wilford Voynich, qui lui donna son nom, trouva ce livre à l’intérieur d’un coffre scellé dans un vieux château, près de Rome.

En 1665, le manuscrit était entre les mains d’un savant jésuite, Athanase Kircher, qui l’avait reçu d’un ami avec une lettre lui disant que : « Des sphinx comme ceux-ci n’obéissent à personne qu’à leur maître. »

Le document est des plus énigmatiques. Le professeur W. Romaine Newbold, de l’Université de Pennsylvanie, tenta de traduire ce texte chiffré, mais ses conclusions ne furent pas entièrement admises.

Des cryptographes qualifiés qui, en temps de guerre, avaient vaincu la complexité des codes allemands et japonais, ne purent obtenir un résultat positif. Un ordinateur RCA 301 fut employé pour résoudre le problème du texte et des nombreux diagrammes contenus dans le manuscrit, mais la machine ne parvint pas à percer le mystère.

Le manuscrit Voynich contient plus de deux cent cinquante pages dans un format de 15 cm de large et 23 cm de haut. La plupart des feuillets comportent des diagrammes en couleur, accompagnés de légendes.

Le texte proprement dit couvre trente-trois pages. D’après le professeur Newbold, le parchemin, l’encre et le style des dessins permettent de faire remonter l’origine du document au XIII* siècle, mais d’autres experts estiment qu’il fut rédigé vers 1500.

Le manuscrit traite de sujets botaniques, astronomiques, biologiques et pharmaceutiques. Il contient des planches représentant, en coupe, des feuilles et des racines dont les détails ne pouvaient être observés qu’au microscope, mais cet appareil ne fut pas inventé avant le XVII siècle !

Une illustration reproduit une spirale à huit courbes, une masse brumeuse dont le centre, formé d’étoiles, est accompagné d’un texte. Ce texte, déchiffré par Newbold, précise que la spirale est située dans un triangle formé « par le nombril de Pégase, la ceinture d’Andromède et la tête de Cassiopée ». La planche représente donc la galaxie d’Andromède, pourtant invisible sans un puissant télescope.

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Etudiant cette curieuse illustration au cours des années 20, le professeur Eric Doolittle, de l’université de Pennsylvanie, conclut « qu’elle représente, incontestablement, une nébuleuse et que l’homme qui la dessina devait posséder un télescope ». Mais il n’y avait pas de télescope ! Comment l’auteur du dessin avait-il observé la galaxie d’Andromède longtemps avant l’invention de cet instrument ? Et comment avait-il pu étudier la coupe des plantes sans microscope ?

Si le rédacteur du manuscrit Voynich put, en réalité, faire usage de tels appareils, il nous faut corriger ce point de l’histoire de la science et repousser l’invention du télescope et du microscope trois siècles et demi en arrière !

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Autres documents :

Les fouilles de Suse, par Albert de Lapparent

Détails
in Albert de Lapparent, 1839-1908. Articles et publications
Extrait du Correspondant, t. 208 (année 1902), pp. 426-440.

La langue basque : ses origines chaldéo-égyptiennes, par Hilaire de Barenton

Détails
in Documents archéologiques et historiques (bulletins, revues, livres)
Original de la Bibliothèque de Koldo Mitxelena Kulturunea de la Députation Forale de Gipuzkoa Origine: http://www.kmliburutegia.eus/Record/32797

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