La Pile de Bagdad

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A la veille de la Deuxième Guerre mondiale, Wilhelm Kônig, ingénieur allemand, chargé de fouilles en Irak, fit une trouvaille remarquable.

Au cours d’une excavation près de Bagdad, il découvrit, tout à fait par hasard, un village parthe dans lequel il mit au jour un certain nombre de vases qui, par leur forme particulière, faisaient penser à des batteries.

Voici quel était leur aspect: un pot ou une cruche contenait un cylindre en feuille de cuivre et, insérée dans ce cylindre, se trouvait une tringle qui servait probablement d’électrode. Les bords du cylindre en cuivre étaient soudés par un alliage de 60 % de plomb et de 40 % d’étain. La tringle était soutenue par un bouchon en asphalte. Un disque en cuivre était ajusté au fond du cylindre. Le bitume était utilisé pour l’isolation.

L’espace entre les parois du cylindre en cuivre et la tringle en fer était rempli de quelques électrolytes, mais ces batteries étaient tellement anciennes que toute trace de produit chimique avait disparu.

Intéressé par cette trouvaille, le célèbre savant Willy Ley demanda à la General Electric Company de Pitts- field, Mass., d’en construire une réplique avec l’idée de mettre la batterie à l’épreuve. Le laboratoire de la General Electric fabriqua un duplicata de la batterie en la remplissant de sulfate de cuivre au lieu de l’électrolyte inconnu — et l’appareil fonctionna.

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Autres documents :

Les gravures cruciformes sur les monuments préhistoriques, par B. Reber

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in Documents archéologiques et historiques (bulletins, revues, livres)
Extrait du Bulletin de la Société préhistorique de France, tome 9, n°4, 1912. pp. 264-278.

Découvertes des Scandinaves en Amérique, du dixième au treizième siècle. Par E. Beauvois

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in Eugène Beauvois, 1835-1912. Bibliographie complète (39/60)
Découvertes des Scandinaves en Amérique, du dixième au treizième siècle: fragments de sagas islandaises, traduits pour la première fois en français par Eugène Beauvois Challamel aîné, 1859 - 77 pages.

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