Egypte : des anomalies thermiques détectées sur la Grande Pyramide

Au cours d’une analyse thermique sur la Grande Pyramide de Gizeh, les chercheurs ont remarqué une mystérieuse anomalie de température.

L’examen thermique par infrarouge a été réalisé pour étudier la surface calcaire du monument et son comportement face à son exposition au soleil. Des mesures ont été prises tout au long de la journée lorsque le bâtiment accumule de la chaleur et dans la nuit en phase de refroidissement. Et les relevés de la pyramide ont révélé des informations inattendues.

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Côté est de l’édifice, au niveau du sol, les scientifiques ont ainsi remarqué qu’il y avait une différence de 6 °C mesurée entre deux blocs placés côte à côte. Une anomalie particulièrement remarquable, dans la mesure où l’écart habituellement détecté se situe aux alentours de 0,1 et 0,5 degrés. Tellement remarquable que les spécialistes se gardent bien de formuler quelconque hypothèse face à ce mystère. Une analyse plus poussée sera toutefois possible la semaine prochaine grâce à des modélisations 3D.

Résoudre le mystère de la construction des pyramides

Cette découverte a été révélée dans le cadre du projet « Scan Pyramids », qui doit durer jusqu’à la fin 2016, qui vise à découvrir s’il n’existe pas de pièces secrètes dans ces édifices et tenter d’éclaircir le mystère de leur construction. En effet, jusqu’à ce jour, les missions archéologiques n’ont jamais permis de révéler les techniques de construction utilisées pour ériger les pyramides.

Les chercheurs égyptiens, français, canadiens et japonais ont ainsi utilisé la technologie infrarouge et des détecteurs de muons (particule qui porte une charge électrique élémentaire négative) pour sonder les pyramides du plateau de Gizeh, ainsi que la pyramide rhomboïdale et la pyramide rouge à Dahchour sans les toucher.

La première étape consistait donc à dresser un examen thermique par infrarouge pour étudier la surface de calcaire des monuments. Une radiographie par détecteur de muons cartographiera ensuite l’intérieur des édifices avant que des drones et des scanners laser n'établissent une reconstitution en 3D des monuments.

Source : Directmatin.fr, Sciencesetavenir.fr

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